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          Voici un vase orné d'un décor peint, d'après Boucher (peintre français; 1703-1770), et réalisé par Charles-Nicolas Dodin (peintre français sur porcelaine; 1734-1803) en 1754.
          D'un fond bleu céleste, fond qui avait servi pour le service de Louis XV crée en 1753, il est composé de deux parties s'emboitant et destiné, à l'époque, à faire pousser les bulbes de fleurs. Il présente également deux anses en forme de dauphins.
          La forme de ce vase est sans doute l'œuvre de Jean-Claude Duplessis (orfèvre italien; 1699-1774), réalisé pour la manufacture de Vincennes-Sèvres.

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          Cette statuette en bronze représente un chanteur vêtu d'une armure à l'antique s'accompagnant avec une lyre. Il est assis sur un cippe (demi-colonne sans chapiteau), décoré d'une corne d'abondance et d'un putto (enfant, jeune-garçon ou bébé représentant l'amour dans l'art italien) chevauchant un dauphin.
     
          Cette œuvre représente Orphée, fils d'Oeagre, roi de Thrace et de Calliope, muse de la poésie lyrique. L'on attribuait à ce héros de la mythologie grecque, le pouvoir de charmer les animaux sauvages et d'émouvoir les êtres inanimés par le chant mélodieux de sa lyre. Participant au voyages des Argonautes, il permit à l'expédition de résister au chant des cruelles sirènes dont il parvint à surpasser le pouvoir de séduction.
     
          Cet Orphée en bronze est attribué à Andrea Briosco dit Riccio (1470-1532), important sculpteur padouan (habitant de la ville de Padoue en Italie).

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          Voici une coupe arrivée dans la collection de Louis XIV vers 1691, faite d'ambre et d'ivoire et présentant un décor sculpté très en relief, notamment à l'intérieur de la coupe en forme de nef où sont sculptés deux dauphins entrelacés. Son style révèle d'ailleurs une origine du nord de l'Allemagne.

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          Voici l'enfant-triton à cheval sur un dauphin, de Haas Gabriel, membre de l'Ecole allemande.  

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    connyland
     
          Alors que le conseille national Suisse s'apprêtait à voter, mardi 29 mai dernier, l'interdiction d'importer des dauphins et baleines, le dernier delphinarium de Suisse, le Connyland de Lipperswil, s'est déjà vu soumettre quelques idées dans le but de contourner cette loi plus que dérangeante pour ses activités financières.
          Fait étrange, ces dites propositions émanent d'Andreas Morlok, responsable de ProWal, une organisation allemande de défense des cétacés...
     
          Ce dernier a donc suggéré au Connyland d'importer, non pas des spécimens vivant, mais du sperme, afin de pouvoir mettre en place un système d'inséminations artificielles.
     
          La conseillère nationale Isabelle Chevalley, promotrice de la loi prête à être votée, s'est penchée très sérieusement sur ces déclarations et s'est exprimée ainsi: « Je vais en parler demain au conseil national. Importer du sperme de dauphin, ce serait contourner l’esprit d’une nouvelle loi qui consiste à rendre impossible la détention de dauphins en Suisse ».
     
          Il existe également un fait, non négligeable, dans cette affaire. En effet, le delphinarium ne dispose plus que d'une seule et unique femelle dauphin. Dans l'idée de la mise en place d'inséminations artificielles, elle serait l'unique cétacés disposé à procréer. Dans ce cas, comment ne pas empêcher le fait qu'elle devienne tout simplement, outre un animal sauvage dédié à une vie miséreuse en captivité, une machine à reproduire?!!
     
          Ainsi, le Connyland ne cesse de s'attirer les foudres des protecteurs des animaux, comme en témoigne d'ailleurs le rapport de la Protection suisse des animaux ci-dessous.
     
    « Là aussi, le Connyland qualifie cette installation d’exemplaire. Le fait est qu’en dépit de dimensions supérieures aux conditions minimales (absolument insuffisantes!) de l’ordonnance sur la protection des animaux, cette détention ne correspond pas non plus aux besoins de ces mammifères marins. 
    Il manque de l’espace pour les 5 animaux, ainsi que de profondeur d’eau (des dauphins comme les grands dauphins détenus au Connyland parcourent 50 à 100 kilomètres par jour et plongent jusqu’à 100 mètres de profondeur); de plus ces animaux sont très sensibles à la qualité de l’eau et de la nourriture. Les conditions naturelles des courants marins (vagues!) sont absentes et pour se nourrir, ils doivent exécuter des sauts pour obtenir du poisson mort, ce qui ne correspond en rien à un comportement conforme à l’espèce. En outre, on continue aujourd’hui à capturer des dauphins dans la nature en cassant ainsi leurs liens familiaux, ce qui, pour ces animaux sensibles vivant en groupes, constitue une expérience traumatisante pour toute leur vie. On ne parvient pas à élever un nombre suffisant de dauphins en captivité pour répondre aux besoins des delphinariums du monde entier. C’est pourquoi les captures dans la nature restent courantes. Chaque delphinarium en activité soutient pour le moins indirectement la capture et le commerce des dauphins puisqu’il entretient la demande de spectacles mettant ces animaux marins en scène et propage une image tout à fait erronée de la nature des dauphins. Ces derniers font de plus partie des rares espèces animales n’atteignant pas, dans les zoos, leur espérance de vie naturelle et qui meurent prématurément le plus souvent du fait de conditions de détention insuffisantes. A ce jour, il n’y a pas de programme d’élevage judicieux de préservation des dauphins si bien que cette détention animale ne peut pas non plus se justifier pour des raisons de protection de l’espèce.
    Les cinq dauphins détenus au Connyland sont aussi, en partie, des animaux capturés en liberté ou ayant un parent capturé dans la nature. Tandis que trois adultes sont essentiellement détenus dans le bassin principal non ombragé et peu profond, une femelle est enfermée avec son petit, né en mai 2011, dans la halle voisine. Ces trois dernières années, le Connyland a vu mourir peu après leur naissance trois dauphins nouveau-nés tandis que trois autres sont morts ou ont été euthanasiés. 
    On essaie dans le spectacle mettant en scène les dauphins de démontrer de quelles prouesses ils sont capables. Les dauphins, excellents élèves, exécutent des tours divers et étonnants, comme effectuer des sauts périlleux, sortir de l’eau et atterrir au bord de la piscine, attraper des anneaux, etc. A l’instar de tous les spectacles de ce genre, il s’agit avant tout de mettre en avant les capacités de l’entraîneur au lieu de rapprocher le public du comportement naturel des animaux. Il n’est pas indispensable d’assister à un spectacle avec musique et animaux dressés pour en savoir davantage sur le caractère et la vie des dauphins. Par contre, on ne peut observer que de façon limitée leur comportement naturel, comme leur capacité de nager rapidement, de plonger et de chasser, de sauter volontairement dans le bassin puisque ce dernier est conçu comme un lieu de spectacle.
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