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          Menacé de disparition, classé comme espèce en danger depuis 2004, les dauphins de l'Irrawaddy ne représentent plus que 85 individus au Cambodge, d'après une étude menée en 2011 par le Fonds mondial pour la nature (WWF). L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) à également inscrit ce mammifère sur la liste des espèces en danger critique d'extinction. Au regard de ce constat, il apparaît clair qu'une mesure se devait d'être prise pour préserver ce cétacé.
     
          Conscient de l'urgence de la situation, le gouvernement du Cambodge a enfin décidé de réagir. Ainsi, une zone de protection de 180 kilomètres est prévue sur le Mékong (nord-est du Cambodge). Elle s'étendra de la ville de Kratié jusqu'à la frontière avec le Laos, selon l'édition en ligne du Jakarta Globe.
     
          La pêche y restera autorisée cependant, les ustensiles comme les nasses et certains filets, ainsi que les maisons flottantes y seront totalement interdits, en raison du fait qu'ils risquent de blesser les dauphins. En effet, et d'après la WWF, les filets maillants sont la principale cause de mortalité des dauphins adultes, dans lesquels ils s'étranglent. De même, la dégradation de leur habitat naturel fait décliner leur population qui affiche un taux anormalement élevé de mortalité.
     
          Cette mesure, annoncé par le biais d'un sous-décret approuvé le 24 août par le premier ministre Hun Sen, précise que cette zone de protection « servira le secteur de l'écotourisme et préservera les dauphins ». Cette décision fut immédiatement saluée par Michelle Owen, la directrice de WWF Cambodge: « [Cette mesure] démontre l'engagement du gouvernement du Cambodge pour protéger cette espèce mythique et en danger ».
     
          Espérons que cette mesure soit suffisante pour permettre de sauver le dauphin de l'Irrawaddy qui menace cruellement de s'éteindre.

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          Les forces américaines sont connues, depuis désormais bon nombre d'années, pour utiliser les dauphins dans leurs guerres, guerres d'autre part célèbres pour leur efficacité...bref.
     
          Ainsi, cette collaboration unilatérale se prolonge depuis les années 1960, avec la mise en place et la création du programme US Navy marine mammal programm qui, rattaché à la marine américaine, a fait appel à toute une ménagerie d'animaux d'après Ef Budzyna, porte-parole du Navy Space and Naval Warfare Systems Center.
     
          Quel est donc son but? Il est tout d'abord à souligner que les hommes qui se complaisent sur un champ de bataille ont en réalité peur de la mort! Il aurait peut-être été utile d'y songer avant...Donc, le fait est que tuer sans être tué est une formule qui leur va parfaitement. Ainsi, les dauphins apparaissent comme une solution des plus alléchantes pour aller désamorcer les mines qui parsèment le sol marin, et intercepter des nageurs et des plongeurs dangereux, les hommes restant bien à l'abri en surface, la chose est convenue!
     
          Bien évidemment, il n'est pas à nier que ces mammifères disposent de qualités évidentes, leur permettant de mener à bien les opérations. Ainsi, grâce à leur système de sonar et d'écholocation, ils surpassent en tous points la puissance des dispositifs de l'armée. Certes, certes, certes...Il est tout de même risible de voir que les hommes s'évertuent à mettre au point des engins de mort qu'ils sont très loin de maitriser. Ces vaillants maîtres du monde se voient dans l'obligation de faire appel à dame nature pour réparer leurs propres fautes et, non content de cette aide, ils la mettent encore en danger.
     
          Ce programme présente donc une large quantité de points positifs pour ces chers militaires et semble donc être en passe de séduire d'autres armées, comme celle canadienne par exemple.
     
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          Ainsi, une note pour le commandant de la Marine royale canadienne, obtenue par la presse canadienne en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, révèle que les forces armées de ce même pays ont eu l'occasion de s'entraîner à la détection de mines avec des dauphins. L'exercice Trident Fury s'est donc effectué à Esquimalt, au large de la Colombie-Britannique, du 2 au 13 mai 2011 avec quatre grands dauphins tursiops.
     
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          Cette même note, d'avril 2011, précise que « le Canada n'a pas de programme similaire pour la conduite de lutte contre les mines et n'a aucune intention d'en élaborer un ». Oui, nous voulons bien croire cela mais alors pourquoi s'adonner à ce genre d'exercices?...Le document à bien évidemment une réponse à cela... « Cependant, il s'agit de l'une des principales manières avec laquelle la marine américaine mène de telles opérations de déminage. Il est à prévoir que toute opérations de ce genre dans le Pacifique impliquera une structure de défense combinée, et qu'il est donc essentiel de pratiquer de telles procédures. ». Pour une traduction plus explicite de cet extrait, il serait possible de proposer: « C'est pas nous, c'est les autres! Oui ça nous arrange bien mais c'est les autres quand même! ». Voici donc l'art et la manière de profiter d'un système qui apparaît des plus bénéfiques tout en rejetant la faute, car la chose est clairement discutable, sur ses alliées. Ce fait apporte la preuve et vient approuver l'idée que les dauphins n'ont nullement leur place sur un champ de bataille et que leur esclavage militaire fait fi de toute éthique.
     
          A ce sujet, la vice-présidente de l'association de protection animale PETA, Kathy Guillermo, pense que: « si la situation est trop dangereuse pour un être-humain, elle l'est aussi pour un animal. Les dauphins sont très intelligents et sensibles, mais ils ne font pas la guerre, et je ne pense pas qu'ils devraient être utilisés dans nos guerres. »
     
          Il est à savoir que les dauphins sont actuellement « opérationnels », c'est à dire qu'ils sont prêts à être employés dans une situation de combat. Rappelons d'ailleurs que lors de la magnifique et flamboyante invasion de l'Irak en 2003, ils étaient déjà au front, au cœur des mines, pour déjouer les pièges mis en place par les forces de Saddam Hussein dans le port d'Umm Qasr.
     
          De même, un amiral retraité de la marine américaine a révélé à la National Public Radio que les Américains utiliseraient des dauphins pour repérer des explosifs si l'Iran mettait à exécution sa menace de miner le détroit d'Ormuz. Qu'est-ce qu'un simple détroit dans l'immensité océane? A première vue pas grand chose mais ce détroit est, à bien y regarder, un passage primordial situé dans le golf persique où transite le cinquième du pétrole brut mondial. Voilà donc l'or noir qui refait surface et avec lui le son si familier et tant convoité des écus qui sonnent et trébuchent...
     
          Faisons la guerre mais ne nous engageons pas, enrichissons nous mais évitons de nous mettre en danger...les raisons sont nombreuses et les aspirations financières toujours au centre. Il est si facile de faire captifs ces splendides mammifères, de les vouer à une vie de prisonniers et, non content de cela, de les ériger au rang de « chair à mines » car, rappelons-le, si les capacités des dauphins sont certaines, il n'en reste pas moins qu'ils sont assez gros pour déclencher l'explosion d'une mine, qu'ils sont assez gros pour mourir par le fait de la bêtise humaine...

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          Voici venir l'heure de quelques bonnes nouvelles! En effet, lors d'un déplacement dans l'Amazonie bolivienne, sur les berges de la rivière Ibare (centre-nord), le chef de l'état, Evo Morales, a annoncé la promulgation d'une loi visant à protéger les dauphins de l'Amazone, les érigant même au rang de "Trésor national".
     
          Il est certain qu'au vue de la menace d'extinction qui pèse sur les dauphins roses, cette mesure, plus que nécessaire, apparaît quelque peu tardive. Cependant, fiions-nous au dicton: « mieux vaut tard que jamais », et espérons en ce sens, que leur situation s'améliore.
     
          Cette loi interdit ainsi la pêche de ces dauphins d'eau douce étranges mais non moins magnifiques, encourage les programmes de protection et, fait plus qu'important, la sauvegarde de leur habitat endommagé, de manière considérable, par la pollution et l'exploitation des forêts.
     
          Si les dégâts engendrés par les hommes ont déjà fortement fragilisé cette population de mammifères, un espoir naît aujourd'hui, quant à leur préservation.
     

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          L e 8 juillet dernier, dans la baie de Sanniang, à Qinzhou au sud de la Chine, une femelle dauphin a été repérée, transportant son delphineau mort sur son dos. Le mammifère, éventré, ayant succombé à ses blessures, elles-mêmes causées par une hélice de bateau, sa mère ne se résolvait pas à abandonner son corps
     
          "Le bébé dauphin était mort depuis deux ou trois jours, mais sa mère ne l'abandonnait pas et l'emportait avec elle jour et nuit. Cette histoire a touché chacun d'entre nous, les dauphins aussi ont des sentiments. L'amour d'une mère est noble et émouvant." - M. Su, un pêcheur.
     
          Ce fait vient raviver les travaux des scientifiques portant sur le comportement des dauphins. En effet, nombre de ces études ont démontré que les dauphins pleurent leurs morts, qu'il la comprennent et l'appréhendent dans tous ses aspects, en étant eux-même conscients de leur propre mortalité.
     

     


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          Le 10 avril 2012, une famille de vacanciers, en séjour en Floride, a sauvé un dauphin femelle, échoué sur une plage proche de leur lieu de résidence.
     
          Profitant d'une ballade en bateau dans la ville de Jacksonville, ladite famille a repéré le cétacé en détresse, allongé sur le sable. Kerry Ware, 41 ans, raconte la découverte: « Nous faisions un virage, lorsque nous avons vu un dauphin échoué sur le sable. Il semblait essayer de sortir de la petite crique pour retrouver l'océan. […] Mon père a sauté du bateau pour l'aider mais l'animal ne s'est pas laissé faire. ».
          Georges Heheman, âgé de 72 ans, a pourtant réussi a sauvé le dauphin en péril: «  J'ai essayé de la sortir de là, mais elle s'est battue contre moi. Elle a lutté, et puis je ne sais pas si elle a réalisé que voulions l'aider, mais elle s'est laissée faire. […] Elle était très lourde et très forte. Si nous étions arrivés plus tard, nous n'aurions pas pu la sortir de là. ».
          Alors que Georges Heheman réussit à remettre le dauphin à flots, le fils de Kerry Ware, Justin, 11 ans, filmant la scène, s'écrie: « Il y en a un autre! Il y en a un autre! ». Effectivement, le delphineau de la femelle secourue était lui aussi en mauvaise posture. Il semblerait que la mère, ayant voulu nourrir son enfant, ait été prise au piège du sable et de la marée, entraînant avec elle son petit.
          Heureusement, et grâce à la famille Heheman, tous deux ont pu regagner l'océan, laissant, à cette dernière, des souvenirs inoubliables: «  C'était si émouvant », se souvient Kerry, « J'étais émerveillée, et nous avons passé le reste de cette journée y pensant sans cesse. Je n'arrive pas à croire qu'on ait fait ça. C'était une expérience extraordinaire ».

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