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          Les forces américaines sont connues, depuis désormais bon nombre d'années, pour utiliser les dauphins dans leurs guerres, guerres d'autre part célèbres pour leur efficacité...bref.
     
          Ainsi, cette collaboration unilatérale se prolonge depuis les années 1960, avec la mise en place et la création du programme US Navy marine mammal programm qui, rattaché à la marine américaine, a fait appel à toute une ménagerie d'animaux d'après Ef Budzyna, porte-parole du Navy Space and Naval Warfare Systems Center.
     
          Quel est donc son but? Il est tout d'abord à souligner que les hommes qui se complaisent sur un champ de bataille ont en réalité peur de la mort! Il aurait peut-être été utile d'y songer avant...Donc, le fait est que tuer sans être tué est une formule qui leur va parfaitement. Ainsi, les dauphins apparaissent comme une solution des plus alléchantes pour aller désamorcer les mines qui parsèment le sol marin, et intercepter des nageurs et des plongeurs dangereux, les hommes restant bien à l'abri en surface, la chose est convenue!
     
          Bien évidemment, il n'est pas à nier que ces mammifères disposent de qualités évidentes, leur permettant de mener à bien les opérations. Ainsi, grâce à leur système de sonar et d'écholocation, ils surpassent en tous points la puissance des dispositifs de l'armée. Certes, certes, certes...Il est tout de même risible de voir que les hommes s'évertuent à mettre au point des engins de mort qu'ils sont très loin de maitriser. Ces vaillants maîtres du monde se voient dans l'obligation de faire appel à dame nature pour réparer leurs propres fautes et, non content de cette aide, ils la mettent encore en danger.
     
          Ce programme présente donc une large quantité de points positifs pour ces chers militaires et semble donc être en passe de séduire d'autres armées, comme celle canadienne par exemple.
     
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          Ainsi, une note pour le commandant de la Marine royale canadienne, obtenue par la presse canadienne en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, révèle que les forces armées de ce même pays ont eu l'occasion de s'entraîner à la détection de mines avec des dauphins. L'exercice Trident Fury s'est donc effectué à Esquimalt, au large de la Colombie-Britannique, du 2 au 13 mai 2011 avec quatre grands dauphins tursiops.
     
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          Cette même note, d'avril 2011, précise que « le Canada n'a pas de programme similaire pour la conduite de lutte contre les mines et n'a aucune intention d'en élaborer un ». Oui, nous voulons bien croire cela mais alors pourquoi s'adonner à ce genre d'exercices?...Le document à bien évidemment une réponse à cela... « Cependant, il s'agit de l'une des principales manières avec laquelle la marine américaine mène de telles opérations de déminage. Il est à prévoir que toute opérations de ce genre dans le Pacifique impliquera une structure de défense combinée, et qu'il est donc essentiel de pratiquer de telles procédures. ». Pour une traduction plus explicite de cet extrait, il serait possible de proposer: « C'est pas nous, c'est les autres! Oui ça nous arrange bien mais c'est les autres quand même! ». Voici donc l'art et la manière de profiter d'un système qui apparaît des plus bénéfiques tout en rejetant la faute, car la chose est clairement discutable, sur ses alliées. Ce fait apporte la preuve et vient approuver l'idée que les dauphins n'ont nullement leur place sur un champ de bataille et que leur esclavage militaire fait fi de toute éthique.
     
          A ce sujet, la vice-présidente de l'association de protection animale PETA, Kathy Guillermo, pense que: « si la situation est trop dangereuse pour un être-humain, elle l'est aussi pour un animal. Les dauphins sont très intelligents et sensibles, mais ils ne font pas la guerre, et je ne pense pas qu'ils devraient être utilisés dans nos guerres. »
     
          Il est à savoir que les dauphins sont actuellement « opérationnels », c'est à dire qu'ils sont prêts à être employés dans une situation de combat. Rappelons d'ailleurs que lors de la magnifique et flamboyante invasion de l'Irak en 2003, ils étaient déjà au front, au cœur des mines, pour déjouer les pièges mis en place par les forces de Saddam Hussein dans le port d'Umm Qasr.
     
          De même, un amiral retraité de la marine américaine a révélé à la National Public Radio que les Américains utiliseraient des dauphins pour repérer des explosifs si l'Iran mettait à exécution sa menace de miner le détroit d'Ormuz. Qu'est-ce qu'un simple détroit dans l'immensité océane? A première vue pas grand chose mais ce détroit est, à bien y regarder, un passage primordial situé dans le golf persique où transite le cinquième du pétrole brut mondial. Voilà donc l'or noir qui refait surface et avec lui le son si familier et tant convoité des écus qui sonnent et trébuchent...
     
          Faisons la guerre mais ne nous engageons pas, enrichissons nous mais évitons de nous mettre en danger...les raisons sont nombreuses et les aspirations financières toujours au centre. Il est si facile de faire captifs ces splendides mammifères, de les vouer à une vie de prisonniers et, non content de cela, de les ériger au rang de « chair à mines » car, rappelons-le, si les capacités des dauphins sont certaines, il n'en reste pas moins qu'ils sont assez gros pour déclencher l'explosion d'une mine, qu'ils sont assez gros pour mourir par le fait de la bêtise humaine...

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    « Une expérience à couper le souffle »
    Keller Laros
     
    Le 18 janvier dernier, des plongeurs venus observer les raies mantas à Hawaï, ont soudain vu un dauphin se mêler au ballet. Une ligne de pêche coincée entre la nageoire pectorale gauche et le bec, ce cétacé a tout simplement sollicité l'aide de ces hommes. Se laissant manipuler et tentant même de faciliter la tâche à Keller Laros, l'un des plongeurs, ce dauphin a pu repartir, délesté de la ligne de pêche.

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